Profitez du confinement #3

derrière les chiffres

Percevoir les chiffres autrement…

Par Emmanuel Ratouis

(Percevoir = percer pour voir au-delà des apparences)

Emmanuel Ratouis, notre intervenant en Analyse Transgénérationnelle vous propose (selon ses propres mots) cette « méditation érotique improbable autour des chiffres ».

Bon, tous les esprits n’adhèreront sans doute pas, mais pour ceux qu’une plongée ésotérique dans les profondeurs des nombres ne rebute pas, le voyage est prometteur.

 

« Le monde invisible, c’est le monde dans lequel le 1 devient visible. Le 1 est un mystère. Il est le seul nombre qui multiplié par lui-même reste lui-même. Il est l’impulsion divine par définition incompréhensible. C’est grâce au 0 que l’on peut l’appréhender, lorsqu’il devient 10. Mais pour cela, il faut être passé par les 9 étapes précédentes. »

 

— Jean Morrisson

 

 

Aujourd’hui, on ne s’occupe que du côté quantitatif des choses, y compris le temps. Il en est de même pour les nombres, le nombre 3, par exemple, n’est qu’une façon de compter : trois pommes, trois litres… On ne s’intéresse qu’à leur aspect comptable. Ils ont pourtant, eux aussi, un aspect qualitatif.

 

Lorsqu’on se penche sur la qualité des nombres et qu’on en comprend la signification, ils se dévoilent comme des symboles de base, des modèles fondamentaux encore plus puissants que les lettres sur lesquels repose également la création.

Pythagore, initié aux disciplines ésotériques en Egypte, considérait que tous les nombres et les rapports qu’ils entretiennent entre eux possédaient une valeur qualitative représentant une réalité supérieure. Les nombres sont des qualités premières, originelles, des réalités d’un ordre supérieur qui permettent, si on sait les comprendre, d’appréhender les lois et les secrets qui sont à l’origine de la création. En fait, ils sont les agents formatifs de l’Univers.

 

Il existe deux opérations principales en numérique ésotérique : l’addition et la réduction théosophiques. La réduction se fait en réduisant à un seul les différents chiffres composant un nombre :

 

10=1+0=1

11=1+1=2

12=1+2=3

13=1+3=4

666=6+6+6=18=9

 

Ce genre d’opération démontre que tous les nombres, quels qu’ils soient, ne sont que l’expression des 9 premiers chiffres. Il n’y a que 9 chiffres pour résumer l’Univers (nbp : rappelons que notre ADN correspond à une suite de chiffres, qu’aujourd’hui, tout objet peut-être défini par des nombres. Nous sommes désormais au cœur de la civilisation numérique et notre identité peut se résumer à un assortiment de 1 à 9 !). A partir de 10, un nouveau développement s’opère sur un autre échelon.

 

L’addition théosophique se fait en additionnant tous les chiffres inférieurs à un nombre y compris le nombre lui-même :

 

Valeur théosophique du nombre 3 :

1+2+3=6

 

Nombre 4 :

1+2+3+4=10=1

 

Nombre 6 :

1+2+3+4+5+6=21=3

 

Nombre 7 :

28=10=1

 

Nombre 9 :

45=9

 

Nombre 10 :

1+0=1

 

On s’aperçoit à travers l’addition théosophique que les nombres possèdent une structure interne et que des correspondances précises les animent :

 

1=4=7=10=1

3=6

 

C’est alors qu'apparait la possibilité d’aligner les nombres par rangs de trois puisque le 1, le 4, le 7 valent 1 sur un plan supérieur :

 

1             2             3

4             5             6

7             8             9

10          11           12

13          14           15

 

On notera ainsi un principe absolument essentiel. Au sein d’une même fratrie, l’aîné est relié au quatrième et au septième (attention, il faut tenir compte du véritable ordre de naissance des enfants et par conséquent des éventuelles fausses couches ou avortements). On peut le vérifier par les symptômes biologiques ou les similitudes comportementales. Le quatrième enfant devient ainsi un peu l’ainé d’une nouvelle série de 3 enfants. Rappelons ici qu’autrefois l’ainé était destiné à reprendre l’entreprise familiale, le deuxième invité à s’engager dans l’armée et le troisième à rejoindre les rangs du clergé. Le quatrième pouvait seconder l’ainé, le cinquième faire un autre militaire et le sixième un curé de nouveau…

 

Tout ce qui est créé, tout ce qui se développe suit cette loi de trois, le quatre est déjà une répétition de processus trinitaire sur un autre plan.

 

 

En examinant la façon dont se structurent les nombres, nous avons essayé de démontrer que la création s’accomplit en trois phases. Tout ce qui viendra s’y ajouter n’aura plus la caractère de la nouveauté, ce ne sera qu’une répétition de cette première triade.

 

Le 3 représente la création parfaite qui devra toutefois attendre le passage du 4 pour entrer dans la manifestation matérielle. Toutes les religions expriment le mystère de la trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit ou Brahma, Vishnu et Shiva, ou encore Isis, Osiris et Horus. La Kabbale exprime ce chemin depuis l’intention divine (Kether) jusqu’à la matière par les étapes de Hochmah (création de l’espace, le 2) et de Binah (création du temps, le 3).

 

Le langage populaire s’est emparé de ce nombre parfait, ne dit-on pas que toutes les choses vont par 3 ? Il y a 3 dimensions de l’espace : la longueur, la largeur et la hauteur. Le temps se divise en 3 : le passé, le présent et le futur. Il y a 3 couleurs fondamentales : bleu, rouge, jaune. On connaît les 3 états de la matière : solide, liquide et gazeux. En musique, il y a 3 tonalités. En alchimie, 3 éléments essentiels : le souffre, le mercure et le sel. On peut multiplier les exemples à l’infini. Ceux que nous avons donnés suffisent à prouver que la création se bâtit en 3 stades, sur tous les plans. Chaque différenciation ultérieure n’est que la répétition de cette trinité sur un autre plan.

 

En symbolique numérique avec le 4, nous atteignons le plan matériel. Le 4, c’est le carré, le cube qui se déploie en croix. Voilà pourquoi l’homme est cloué à la croix de la matière, crucifié par la polarité du temps et de l’espace. Et ce n’est qu’à la « croisée », à l’intersection de ces deux branches que se situe la libération. Cela explique le symbolisme de la croix représentant aussi bien l’emprisonnement dans la matière que la possibilité de délivrance.

 

Pour conclure sur cette succincte approche de la symbolique des chiffres et de lettres, disons seulement que lorsqu’une sonde est envoyée dans l’espace, l’humanité pensante y glisse au cas où non pas des lettres, des phrases, mais des nombres. Les chiffres précèdent les lettres et constituent les archétypes les plus puissants auxquels il nous a été donné accès. Les scientifiques ont conscience qu’en face d’éventuels extra-terrestres avec qui nous partagerions le même Univers, nous aurions forcément comme points communs les constantes du Cosmos. Ce serait probablement notre seul moyen d’échange, notre langage universel !

Présentation de l'intervenant

Emmanuel Ratouis

Analyste Transgénérationnel.

Ecrivain & Guide de Haute-Montagne.

Après avoir exploré et ouvert des itinéraires aux quatre coins du Monde, en ski-extrême et en grande paroi, des problèmes de santé ont amené Emmanuel Ratouis à découvrir toutes sortes de techniques médicales et de thérapies. Déterminé à continuer d’exercer son métier de guide, il s’est mis à explorer les méandres de l’inconscient familial. L’analyse transgénérationnelle a  alors modifié radicalement sa façon d’être et de considérer l’existence.

Aujourd’hui, en tant qu'analyste transgénérationnel lui-même, il aide ceux qui s’interrogent sur leur histoire familiale et qui, de leurs héritages, ne souhaitent conserver que le meilleur.

Le temps dont il dispose, il le partage désormais entre son métier de guide, ses expéditions, l’analyse transgénérationnelle, l’écriture et l’ouverture sur d’autres connaissances plus ésotériques.

« Ascensions culturelles »

63, chemin de la Digue, Argentière

74400 Chamonix-Mont-Blanc

Téléphone : +33 (0)6 72 22 33 15

Email :  contact@lapetiteuniversite.net

Vous avez un savoir à transmettre, une idée à partager, du temps à offrir, une suggestion à faire ou un mécontentement à exprimer...

écrivez-nous

à notre Newsletter Trimestrielle pour entretenir votre forme culturelle.

Soumission en cours ...

Erreur de l'envoi.

Succès de l'envoi.